8 juillet 2026 · Inès Calmettes

Shorts, Reels, TikTok : où va l’argent des formats courts en 2026

Le fonds de monétisation native ne fait plus vivre les comptes moyens. Les marques, elles, paient encore le brief. Cartographie des revenus, sans tableau mirage.

Studio avec micros et lumières pour une production de contenu

Les créateurs que nous suivons à Marseille, Lyon et en Île-de-France le disent sans détour : le RPM des formats courts a reculé. Les fonds publicitaires des plateformes se concentrent sur les comptes déjà massifs. Un compte à 50 000 abonnés, même régulier, ne tire plus un revenu mensuel stable de la seule monétisation native.

Reste le brief marque. En France, les fourchettes observées cet été pour une pièce UGC « brut de tournage » (pas d’usage ads illimité) vont de 150 € à 900 € selon la niche, le matériel et le nombre de révisions. L’usage media paid, lui, se négocie à part. Trop de contrats mélangent encore les deux.

Nous ne publions pas de « tarif moyen national ». Les écarts entre la beauté, le B2B logiciel et le tourisme sont trop grands. Ce que l’on peut dire : les studios qui vendent de l’UGC au forfait sous 80 € la vidéo tirent les prix vers un niveau où le droit à l’image, les mentions et la post-production ne tiennent plus.

Pour un annonceur, le bon calcul n’est pas le coût à la pièce. C’est le coût d’une pièce utilisable, mentionnée, cédée pour le bon usage, et que le créateur assume encore trois mois plus tard.

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